Autres, Mon Petit Monde à Moi

Ces 3 mots ou expressions qui m’ont sauvé la vie et qui sauveront la tienne.

Quand je parle sur Instagram avec les filles qui suivent mon compte, ce qui revient souvent pour celles qui ne se sentent pas bien, qui ont un manque, un mal être, c’est la CULPABILITE. J’en ai souffert (et j’en souffre encore à une échelle moindre) de cette culpabilité permanente et c’est étouffant. Et dès qu’on aimerait sortir de ce système atroce, on se met en tête que si on pense un peu à soi, à ses émotions, on est une absolue égoïste. Ou pire, faible!

Mais pourquoi? Pourquoi vit-on avec ce poids permanent qui nous amène à dépendre du bon vouloir des autres, de leur regard, de leur avis? Et bien à cause d’années et d’années à prendre sur toi, à te persuader que respect rime avec soumission (notamment dans le cadre de la relation parents/ enfants), qu’une bonne personne fait TOUJOURS passer les autres et leurs exigences avant les tiennes sinon tu es : difficile, caractérielle, émotionnelle,ingérable, rebelle (raye la mention inutile); Et bien les autres ont de quoi asseoir leur autorité, que dis-je leur despotisme joliment. Et bien sûr tu ne remets rien en question parce que : les grands savent mieux! Les adultes connaissent tout, en tout temps, en tout lieu. Ils ont acquis la toute sachance. Et remettre en question cela c’est devenir IRRESPECTUEUX. Et surtout que vont en dire les gens hein? Tu y as pensé un peu?

Puis est venu un moment dans ma vie,où les seuls pour lesquels je ne suis pas en mesure de dire totalement, mais partiellement, les 3 mots libérateurs et salvateurs (pour des raisons évidentes de « je les aime » et « ils ont des bons coeurs ») ce sont : mes enfants!

Mais pour les autres, que ce soit la famille, les étrangers, les gens qui suivent mon compte, ces 3 mots font parti de mon mindset depuis pas mal de temps, et ma devise c’est : tu aimes super! Tu aimes pas, super! Allez je te livre ces 3 mots qui vont te libérer et je l’espère enfin te permettre de passer à une autre étape de ta vie vers le repos mental et pourquoi pas le bonheur!

Mot numéro 1 : NON!

Pendant des mois et des mois, il y a quelques années ma voisine du dessous qui avait 4 enfants elle aussi (comme moi à l’époque), vient toquer à ma porte un samedi pour me demander si je peux garder tous ses enfants car elle a des choses à faire. Soit. Pourquoi pas? Si ça peut lui faciliter, être maman solo, comme je l’étais aussi, c’est difficile. J’ai pris l’habitude de ne pas déléguer et je me débrouillais seule. Mais qui n’a pas besoin de faire des bonnes actions? Je lui garde donc ces enfants quelques heures. Le samedi d’après rebelotte. J’avais des choses à faire moi même, (entre les sports des 4 enfants la semaine, et l’école à la maison de tout le monde, le week end j’en avais besoin pour les courses etc…). Elle me demande de les garder 1h ou 2. Je dis ok. Sauf que. Ca s’éternise. 18h arrive et toujours rien. Puis elle arrive, toque, s’excuse brièvement, et repart. Une dizaine de fois comme ça …Au bout de la troisième fois elle ne prenait même plus le temps de monter elle même pour me demander. Elle envoyait l’un de ses filles. Et je n’avais pas le coeur de refuser à la petite. Moi aussi j’aurais aimé passer mes samedi à faire du shopping seule pour avoir un break et j’ai commencé à vraiment me demander si je n’étais pas le dindon de la farce. Tu sais que je suis seule avec mes 4 enfants, que je fais l’école à la maison, que je n’ai pas de break et sans aucun culot, tu me demandes en plus de garder les 4 tiens pendant plusieurs week end d’affilée sans vraiment de justification. Alors un jour, la petite est venue et j’ai juste dit : NON!

Sans plus de justificatifs. Les autres fois où elle est revenue j’ai maintenu mon non ferme. Et puis ma vie a changé,(le côté seule au quotidien pas des masses ahah) j’ai eu un 5ème enfant, une hospitalisation, fatigue du post partum et j’ai un jour croisé la fameuse voisine au détour de l’escalier. Et là elle me dit : « Je ne sais pas pourquoi mais ton comportement a changé. Avant on s’entraidait (ah.ah.ah) et là on est devenues des étrangères. » Typique comportement de la personne qui ne s’attend pas à recevoir un refus ou être remis à sa place. En général l’argumentaire est : ouhla quel sale caractère, tu es insupportable. Ou encore, mais tu es folle ou quoi (quand tu as le culot d’enfin t’affirmer lors d’un conflit). Porter atteinte à ton honneur et ta valeur par des petites piques infantiles. Voilà leur seul argument.

Sauf que. Le jour où tu te rends compte de ta vraie valeur, de tes belles qualités, de ce que tu peux apporter de positif aux autres. Ce jour là, où tu reprends ce pouvoir explosif d’amour propre somme toute basique, alors tu passes pour une hystérique. Sauf que. Tes ailes qui ont poussé ou repoussé sont hydrophobes. Ou hainophobes. Leurs paroles viennent sur toi et glissent pour disparaître. Dire non c’est s’accorder le loisir de faire plus de ce qu’on aime. C’est avoir un privilège suprême, celui de la liberté. Et qui d’autre que toi même prend cette décision. Parfois nous sommes vraiment notre propre ennemi.

Mot/Expression numéro 2 : On s’en fout!

Des regards des inconnus, des remarques de la famille, des avis de followers. Tout est sujet à interprétation de nos jours. Tu dis blanc on pense noir. Tu fais plif, on pense plaf. Tout est sujet à critique. Tout est sujet à analyses. Incroyable. Tout le monde a une opinion sur tout, et bien sûr, leur opinion vaut pour vérité. Tu connais la phrase :

Entre Ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous avez envie d’entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous comprenez… il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même…« 

Elle résume absolument toutes les relations sociales physiques ou virtuelles de nos jours. Et c’est ennuyeux d’être scrutée, jugée, qu’on présume. Et si finalement…on s’en foutait?! Idem avec les personnes de ta famille qui pour x raisons te diront avant que tu ne prennes un décision : oui mais t’imagines ce que va dire untel (ton père, ta tante, ton cousin, le neveu de la cousine à ta grand mère???). Certes…ces gens qui ne me connaissent peut être finalement pas? Sur qui je ne peux pas compter? Est-ce que ces personnes je leur dois quoi que ce soit finalement si ce n’est que des apparences qui me rendent malheureuses? Nourrisent-ils mes enfants? Comme on dit : les conseilleurs ne sont pas les payeurs. C’est facile d’avoir la bouche ouverte, par contre quand il s’agit d’agir, tout le monde est aux abonnés absents. Et dès que toi, tu as agis, allez hop, ils sont de retour avec leurs doigts pointés et leurs regards accusateurs. Sinon netflix ou Amazon prime c’est sympa? Tu te paies un abonnement et tu me lâches la grappe?

On s’en fout! aussi simple que ça. Oui mais tu n’aurais pas dû dire ça : dixit qui? Mais tu n’aurais pas dû penser ça : dixit QUIIIII? ON S’EN FOUT!

Tu vas perdre des abonnés : ON S’EN FOUT!

Tu vas te mettre la famille à dos : ON S’EN FOUT!

Tu vas avoir une image de malpolie au sale caractère : ON S’EN FOUT! J’espère que tu répètes en même temps que tu lis. Tous ces gens là, se lèvent un beau matin avec le poids des années écoulés à vouloir satisfaire tout le monde, à ne jamais y être parvenu, avec ce qui leur reste de vie dans le regret et l’amertume. Tout ça pour qui et pour quoi? Les conventions? Les normes? De l’amour unilatéral? Pffff toutes ces chimères qui ne remplissent pas les coeurs.

Le jour où tu décideras que tu t’en secoues les dunes du bas du dos, tu vas respirer! Tu vas revivre. Ou vivre tout court. Tu vas t’en foutre royalement, et tu vas enfin pouvoir souffler. T’ôter une pression inutile des épaules.

Mot numéro 3 : Oui!

Tu vas me dire, mais attends la fille a pris un pet aux casques, d’abord elle nous dit de dire non puis de dire oui? Ca va oui? Parce qu’il s’agit de les employer dans le bon timing ma chère. Le oui dont je te parle et le oui salvateur qui peut t’empêcher de retourner des coups de boule rotatifs à répétition. C’est le oui de la pure je m’en foutiste qui a atteint un niveau de relaxation Level maximum (parfois mes anciens démons prennent le dessus et je me chauffe et je rentre dans des argumentaires en criant, que je suis sotte, ahah).Exemple : Tu vas en visite chez ta famille avec ton nouveau né. (Déjà pourquoi c’est toi qui te déplace mystère). Bébé se met à pleurer. Tu changes la couche. Tu donnes à têter. rien n’y fait. Il pleure. Ta mère, ta grand mère, ta tante, la voisine, la factrice, la livreuse Amazon arrive et dit : « Ouhla, mets le dans la chambre du fond, ferme la porte, et laisse le hurler, ça va lui faire les poumons. Au bout d’un moment il en aura marre, il comprendra ». Mon moi sanguin à ce moment là se met en mode : et sinon une balayette c’est bien aussi pour faire taire ce fratras de bêtises non? Mais c’est là qu’arrive le OUI. Réponse : « Ah oui. Merci pour le conseil. Bon là on n’est pas à la maison il n’a pas ses repères, mais OUI pourquoi pas? » Interlocuteur rassuré dans sa toute sachance, et pour toi un doliprane de pris en moins, et chez toi tu feras bien ce que tu veux.

Alors attention. Ne te méprends pas. Je ne suis absolument pas d’accord avec le fait qu’être vieux ça dédouane d’évoluer et d’accepter de voir ses vérités remises en question sous couvert de l’âge avancé, qui ne lui permettrait pas de changer, tu comprends, être vieux est un passe droit. MAIS, dans certains cas, où tu es déjà en position de vulnérabilité (ici post partum) et que tu ne veux pas à faire une introduction, un développement et une conclusion pour expliquer pourquoi ces méthodes barbares te donnent envie de gerber… Dégaine le OUI. Autre mise en situation, où le OUI se transforme en OUAIS semi sarcastique mais si tu la joues bien, ça passe crême. Exemple de personne super reloue : « ohlalala tes enfants sont vraiment bruyants/sales/désordonnés/insupportables ». Réponse :  » Et OUAIS ma pauvre! ». En face deux ronds de flan. Pas d’arguments. Bec cloué. Si ça cherche à continuer dans le même chemin d’argumentaire qualitatif, tu fermes la porte, par un définitif, »Oui oui, je sais ». Point. L’autre en face a l’impression d’avoir gagner avec son jugement qui sent des pieds, et toi qui connaît tes enfants tu continues ta vie tranquillou. Et si ça te démange trop et que c’est vraiment de la famille proche, balance un petit : « Les chiens ne font pas des chats, ça peut remonter loin dans l’arbre généalogique ahaha ».

Bref tu l’auras compris. Les gens me trouvent insupportables. Je me tire sûrement une balle dans le pied à plusieurs niveaux. Personnel et professionnel. Mais j’ai envie de dire. Qu’est ce qui compte le plus? Ta propre satisfaction en accord avec toi même, même si c’est à contre courant, ou satisfaire les autres en te flétrissant un peu plus chaque jour?